NICOLAS DUPLESSIER

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Interview de Nicolas Duplessier – Des auteurs, des inspirations n°5

https://anaisw.com/interview-de-nicolas-duplessier/ septembre 2017

Est-ce que l’écriture t’a toujours inspiré ?
Ma passion première, c’est le cinéma. À la fin des années 90, j’ai essayé de me lancer en tant que réalisateur, mais ça ne s’est pas fait. Alors j’ai tourné la page mais j’avais quand même envie de raconter des histoires. Puis, le réalisateur Guillaume Nicloux a dit une fois « ça coûte moins cher d’écrire un livre que de faire un film ». Alors je me suis dit « pourquoi pas » et je me suis intéressé à l’écriture ! Ce n’est donc que vers 20 ans que j’ai commencé à écrire, avant ça me passait au-dessus de la tête !

Et pourquoi avoir choisi d’écrire des romans policiers ?
C’est après avoir lu « Ne le dis à personne » d’Harlan Coben que j’ai pensé écrire des romans policiers. J’ai donc commencé à écrire des nouvelles, en dilettante… sans vraiment m’investir. C’était bien plus difficile que je ne le pensais et l’écriture n’était pas ma première passion !

Pourtant tu as fini par publier un roman « un été pourri à Melun plage » fin 2016 ! Quel a été le déclencheur ?
En 2007-2008, j’ai présenté mes écrits sur un forum « le coin polar ». J’y ai rencontré des apprentis auteurs qui m’ont encouragé à continuer et qui m’ont fait de bons retours. Parmi ces auteurs sur le forum il y avait Paul Colize, un auteur Belge. Il était auto-édité et pas encore connu à l’époque.

C’est en lisant un de ces romans que j’ai eu un déclic : j’aimais son style, il y a quelque chose qui m’a plu et c’était ça que je voulais faire. J’ai alors décidé de travailler mon propre style et de m’accrocher pour fini mon premier bouquin… Ça m’aura pris 10 ans !

Quelles sont tes sources d’inspiration aujourd’hui ?
Les films et les acteurs m’inspirent énormément. Quand j’écris, je vois le film et je ne peux pas commencer à travailler si je n’ai pas les acteurs ou la musique en tête. J’ai un côté visuel, très cinéma et séries !
La musique a beaucoup d’importance aussi. J’en écoute toute la journée, surtout des musiques de film et du métal. Des fois, je vais découvrir un morceau d’une chanson, ou d’une Bande Originale et ça va m’inspirer une ambiance. Quand j’écris, j’aime bien avoir la musique qui correspond au chapitre.

Quel est ton état émotionnel quand tu n’es pas inspiré ?
Quand je tiens quelque chose, je suis excité ! Parfois je dors, mais j’ai l’impression de ne pas dormir car j’ai le cerveau qui turbine. Je me fais des dialogues entiers et pour ne pas les oublier, il va m’arriver de me relever la nuit. Le lendemain, je me rends parfois compte que c’est nul !

Certains auteurs ont besoin de s’identifier à leur personnage pour être inspiré. Est-ce que c’est ton cas ?
Je n’ai pas du tout une relation fusionnelle avec mes personnages, je n’ai pas l’impression de vivre pour eux, ou de vivre à travers eux. J’ai un énorme détachement avec mes personnages. Parfois ils font des choses et je me demande pourquoi ! J’ai l’impression qu’ils se débrouillent seuls.

Quelle définition donnes-tu alors à l’inspiration ?
C’est intuitif, c’est une étincelle pour démarrer.

Il arrive que l’étincelle ne vienne pas ? Que tu ne sois pas inspiré ?
Par rapport à mon tempérament, il n’y a pas d’éléments extérieurs qui jouent sur mon inspiration. À part peut-être la pression du temps qui est contraignante !
Moi, j’écris tout en vrac. Je mets mes idées dans les chapitres au fur et à mesure qu’elles surgissent et j’aime avoir le temps de revenir dessus. Parfois je vais avoir un flash, une solution six mois, un an plus tard et j’aime pouvoir le développer. Avec mon second roman, j’ai une date limite alors j’ai moins le temps de m’éparpiller. Des fois ça me prend la tête.
Après, écrire les descriptions ou des actions, ça m’inspire beaucoup moins. Tout ce qui est dialogue je m’amuse beaucoup plus ! C’est lié à mon amour du cinéma et du scénario. Dans les scénarios, il n’y a pas vraiment de description… Pourtant dans mes romans, il faut bien en mettre, et de l’action aussi !

Que répondrais-tu à quelqu’un qui se dit « jamais inspiré » ?
Ça se travaille. C’est un jeu que je vais souvent avec mes enfants. Je leur donne des catalogues et je leur dis « allez-y, découpez et faites ce que vous voulez ». Au début ils me répondent « je n’ai pas d’idée, je ne sais pas quoi faire »… Alors j’insiste en disant « regarde, tu vas trouver ». Il cherche un peu et puis découpe un petit truc… un peu au hasard. Et cette première idée va en faire venir une autre…
Pour moi, tout le monde peut avoir de l’inspiration ! Pour mon deuxième roman, je n’avais aucune idée. Puis un jour, j’ai vu sur internet une vidéo qui présentait une pierre rare, plus rare que le diamant, qui ne vaut pas d’argent... et là je me suis dit « c’est intéressant et inédit » et j’en ai fait la base de mon second livre.

Un dernier mot sur l'inspiration ?
Quand on n’est pas inspiré, il faut juste lâcher prise. On est tous inspiré de manière différente et tout le monde peut l’être. Pour moi, ça ne doit pas être mécanique et c’est en lâchant prise que l’on a la petite étincelle…

Nicolas est donc une personne toujours très inspirée, sauf pour les descriptions. Il ne t’implique pas du tout émotionnellement dans ses personnages, il n’a pas l’impression de vivre avec eux. Il sait parfaitement où trouver l’inspiration et à part la pression du temps, on ne voit pas grand-chose qui puisse l'empêcher d’écrire… Et même s'il était bloqué et bien, il finirait par trouver une idée pour créer cette étincelle qu'est l'inspiration !

L'article complet : Lire cette interview


Nicolas Duplessier

Qui suis-je ?

J'ai 41 ans, j’habite en Seine-et-Marne. Je n’ai jamais réellement pensé à écrire et ne sais pas si j’écris parce que je sais le faire ou parce que j’ai des histoires à raconter. Plus jeune, je pensais, ou espérais de façon naïve, pouvoir le faire par le cinéma. J’ai toujours rêvé de devenir réalisateur, de créer des films. Le cinéaste Guillaume Nicloux a dit une fois qu’il s’était tourné vers l’écriture, avant de faire du cinéma, car il voulait raconter des histoires et que cela coutait moins cher d’écrire un livre que de réaliser un film. Cela fait écho à ma propre expérience.


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